Je pense que tu ne le sais pas, Je pense que tu ne le vois pas, Mais tu n'es pas la seule à souffrir, Même si moi, je ne veux pas mourir. J'ai du voir de mes propres yeux ma famille se déchirer, Mes amis, un à un, m'ont tous abandonnés. J'avais l'impression que personne ne voulait de moi, Et cette pensée me hantait à chaque fois. Je voulais juste reprendre des forces, me reposer, Sans que personne ne vienne me réveiller, Mais malgré cela, vivante rester. Je voulais juste d'une nouvelle ère, Je voulais juste une lumière, Car je n'avais qu'une once d'espoir, Dans mon coeur il faisait tout noir. Attendre que le soleil se couche... Je ne pouvais pas, de ma bouche, Avouer tout cela à quelqu'un, Car j'avais peur qu'il m'abandonne, Et que cette douleur, cette souffrance, Encore une fois, recommence. Comme si je n'existais pas, Comme si je n'étais qu'un spectre au milieu de la nuit, Personne n'osait me parler jusqu'à aujourd'hui, Et encore, là, je n'ai pas grand-chose pour moi. A te voir souffrir cela me fait beaucoup de peine, Et j'ai l'impression d'encore plus voir mes chaînes. Pourquoi est-ce qu'elles me retiennent, Est-ce que c'est autant le cas pour les tiennes?magnifique... Et les traces de ces tourments, De ces si mauvais instants, Je les porte encore en mon coeur, au fond de moi, Comme les cendres d'un feu qui, tout, dévora. Notre sourire d'antan, Les fleurs de notre âme si sensible, Ont-ils été ravagés par le temps? Est-ce que c'est si douloureux de grandir? Est-ce que cela pourrait être pire? J'en ai bien peur, Que s'aggrave cette douleur. Tout ce que j'ai voulu, c'était d'avancer, De respirer, de m'abandonner, De faire briller la petite étoile au fond de moi, Mais pourquoi n'y arrivais-je pas? Malgré tout cet espoir, Je n'arrivais pas à enlever ce voile noir, Qui, de mon coeur, Estompait la grande lueur. Je ne l'enlève que devant quelques personnes, Fragiles, à l'écoute, et bonnes, Mais est-ce qu'il y en a autant que moi sur cette terre? Est-ce que je peux trouver la lumière? Je l'ai vue, à travers le temps et les âges, Mais il paraît que... ce n'était qu'un mirage...? A chaque fois que je l'atteignais, Petite lumière s'étegnait, A chaque fois que je m'approchais, Petite lumière grandissait, Mais à chaque fois que je la touchais, Grande lumière disparaîssait. Je ne voulais que la retrouver, Car je ne pouvais pas voir mon chemin, Ma route que je m'étais destinée, Cette route semblant presque sans fin. Au moins un simple éclairage, Pour me faire braver les âges? La douleur de ce monde, J'y repense à chaque seconde, Mais je repense aussi A ces bons moments qu'offrent la vie. La vie, c'est une balance entre bien et mal, ombre et lumière, blanc et noir. Une balance entre détermination et désespoir. Et ça, il faut savoir l'accepter, Peu importe qui on est, Même si nous ne sommes pas d'accord, Nous devons accepter notre sort. Devant plein de gens, Il nous arrive de laisser couler les larmes, Laisser couler notre sang. Mais leur regard, telle une arme, Ne fait que nous atteindre, cependant Qu'ils ne réalisent pas, Et qu'ils ne réaliseront pas. Ces gens-là ne sont pas des vrais. Ces gens-là ne viendront jamais t'aider. Et même s'ils se voient de moins en moins, Les gens à l'écoute et plein d'entrain Existent encore. La bonté à même leur corps, La sagesse à même leur pensée, Intérieure est leur plus grande beauté. Le problème, dans tout cela, est qu'il faut savoir les trouver, Et moi, je les ai longtemps cherché.<3 Quelqu'un qui sera toujours là pour toi, Même dans les pires moments de désarroi, Est là personne qui t'aime vraiment. Les autres peuvent juste faire semblant. Se dissimuler à travers des je-t'aime, Alors qu'ils cachent une cruauté que même Le pire tyran n'aurait pas pu avoir. Si tu as besoin d'eux, ils te laisseront dans le noir. Même si pour ces personnes tu as donné ta vie. Ils te laisseront seule, pleurer dans ton lit. Quels ignorants Peuvent donc être ces gens! Les brutes que sont ces harceleurs Si dépourvus de coeur! Les salauds que sont ces faux amis Qui ne savent faire serment promis... Malheureusement le monde est comme ça, Et si personne n'agit, Il le restera. Si personne ne change... Le monde ne changera pas. Il ne faut pas que le monde change qui tu es, Il faut laisser tout l'inverse se passer, Mais rien ne peut se faire sans que tu t'y mettes. Alors qu'est-ce qu'on attend pour le faire? Il faut savoir garder son calme, Dans ce monde si cruel. Si l'on fait attention à son âme, On finira par remarquer que la vie peut être belle. Faudrait-il autant de dévouement Pour laisser couler son sang? Faut-il autant de courage Pour se dire que le bonheur n'est que mirage? Autant de rumeurs et de mensonges, Pour un éternel songe. C'est eux, que ton bonheur, ils t'enlèvent, Pour te plonger dans une nuit sans rêve. Ils veulent, ce qu'ils disent, te faire croire, Pour te faire sombrer à jamais dans le noir. Te faire penser que beaucoup de vaillance il faut se mettre Juste pour se jeter du rebord d'une fenêtre. Te faire penser qu'il faut contrôler ses émotions, Pour arriver à ingérer du poison. Le vrai poison, c'est eux, c'est ces gens-là, Qui ne font que te mettre des poignards dans le dos. Les vrais ignorants, ils te laisseront là, Et ils te tourneront, sans rien dire, le dos. Pendant que toi, tu te demandes pourquoi tu cries, Tu te demandes pourquoi tu vis. Tu te dis que ta vie n'est là que déchet, Qu'il faudrait s'en aller pour que tout soit réglé. Pourquoi tu t'insultes toi-même, par tous les noms, Te faire de ces remords ton nouveau nom? Pourquoi tu veux juste partir, Te dire que la seule solution serait de mourir? C'est là chose que l'on ne peut pas annuler. Et plus jamais tu ne reviendrais. Nous ne verrions que ton corps gisant à nos pieds, Pendant que dans un sommeil éternel tu serais plongée. Sans oser dire au revoir, Tu veux te plonger dans le noir. De toute manière, tu l'étais assez, Alors pourquoi encore tu vivrais? Mais ces mots-là ne sont que tes pensées parasites. Ton bonheur, c'est de la soie, rongée par ces mites. Mais ce n'est là qu'une tentation, Ce n'est là qu'une illusion. Ta fragilité, ta sensibilité, Tu ne te rends pas compte que ce sont des qualités. C'est juste que le destin a fait Que des mauvaises personnes soient sur ta route placées, Pour t'entraîner dans les ténèbres, pour te faire Marcher sur des copeaux de verre. Alors, ce couteau, tu le poses. Tu vas voir le bon côté des choses. C'est là conseil que je te donne Afin que ton existence soit bonne. Si elle s'arrête tout sera fini, Et tu ne pourras plus voir les belles choses d'aujourd'hui. Nous serions tristes de vivre sans toi, Et nous y repenserions à chaque fois. Dis-toi combien de bons moments, Combien de bons instants, Nous avions là partagés? Tu te dis que ce n'est que du passé... Ces mauvaises choses aussi font partie De tout ce qui est déjà parti Et que le temps à emporté. Et ça... est-ce que tu le sais?