Vous devez rester Restez. Même si tout en vous crie l’inverse, Même si respirer vous semble déjà trop lourd. Restez. Parce que cette douleur qui vous écrase aujourd’hui N’est pas toute votre histoire. On vous a peut-être fait croire Que vous n’étiez pas assez, Pas assez forts, pas assez bien, pas assez tout… Mais regardez-vous : Vous êtes encore là. Et ça, c’est déjà immense. Vous portez des choses Que beaucoup ne pourraient pas supporter, Et pourtant votre cœur bat encore, Même fatigué, même brisé — il bat. Restez. Parce qu’il existe des matins Qui ne ressemblent pas à ceux que vous connaissez, Des rires que vous n’avez pas encore entendus, Des moments où vous vous direz : « On a bien fait de ne pas partir. » Aujourd’hui, vous ne voyez rien. C’est normal. Quand on est dans le noir, On oublie que la lumière existe. Mais elle existe. Même si vous ne la sentez pas, Même si vous n’y croyez plus, Même si vous pensez être seuls — Vous ne l’êtes pas. Alors restez, Pas pour toujours, Pas pour être forts, Juste pour maintenant. Restez une minute de plus. Puis une autre. Puis encore une. Et doucement… Sans que vous vous en rendiez compte, Vous allez recommencer à vivre.