Poème archi random
Il y a quelque chose de pire que d’être seul.
C’est d’être là…
et de sentir qu’on n’est jamais vraiment voulu.
Je suis présent, mais jamais attendu.
Invité parfois, mais rarement choisi.
Toléré, peut-être… mais pas recherché.
Et ça se voit dans les détails.
Dans les silences un peu trop longs quand je parle.
Dans les conversations qui continuent sans moi, comme si je n’avais rien ajouté.
Dans les regards qui glissent ailleurs, doucement, sans méchanceté… mais sans attache.
Alors j’apprends à me faire plus petit.
À parler moins fort.
À rire au bon moment, même si je ne comprends pas tout.
À exister juste assez pour ne pas déranger.
Mais même comme ça…
il y a toujours ce décalage.
Comme si j’étais une pièce qui ne s’emboîte nulle part.
Et la pensée revient, encore.
Peut-être que le problème, c’est moi.
Pas ce que je fais.
Pas ce que je dis.
Juste… moi.
Alors je regarde les autres créer des liens qui semblent naturels,
faciles, évidents,
et je me demande comment ils font.
Comment ils arrivent à être choisis, eux.
Moi, j’ai l’impression d’être une option qu’on oublie.
Quelqu’un qu’on remplace sans y penser.
Un nom qui ne reste pas.
Et plus le temps passe,
plus cette sensation s’installe comme une vérité silencieuse.
Je me sens rejeté, même quand personne ne le dit clairement.
Comme si c’était écrit quelque part,
dans quelque chose que je ne peux pas changer.
Et le plus dur…
ce n’est pas ce que les autres font.
C’est la façon dont ça finit par sonner juste dans ma tête.
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