Paroles: A tous ces gens qui voient qu'du flou au milieu d'leur avenir, A ces mômes-là qui pleurent là où d'autres préfèrent rire, A ces ados dont la vie a basculé d'un coup du meilleur au pire, A ces enfants blessés qui d'mandent qu'à disparaître, qui d'mandent qu'à fuir. J'vois bien c'genre de trucs, et c'rap vous est adressé, Juste au cas où vous avez envie d'un peu décompresser. J'comprends que des fois, y'aie personne qui comprenne Qu'vous baignez dans des flots comme d'une sorte d'anxiété, J'comprends que des fois, y'a ces connards remplis de haine, Qui vous donnent qu'une seule envie, juste de disparaître et d'crever. Ca va? Oui tout est ok, Mais genre sérieusement? Oui, tout est ok, Nan, t'es pas comme avant. Si, tout est ok, T'vas répéter ça pour combien de temps? J'dis qu'tout est ok. Et d'un autre côté: Personne peut m'forcer à rester, Et encore d'un autre côté: J'dois crever s'ils le disaient, Y'a tellement de masques qu'on porte sans vouloir l'avouer, Y'a tellement d'sourires forcés et d'cicatrices cachées, Y'a tellement d'ces envies d'se flinguer ou d'se noyer, Y'a tellement d'ces pointes qu'étaient pas censé saigner. J'me dis des fois comment ceux qui blessent gratos comme ça sont qu'des enfoirés... A tous ces gens-là que même heureux ils puissent paraître, Quand le soir ils s'enferment dans leur piaule, pis pleurent dans un coin, A force d'être si blessés, d'voir dans la vie plus aucun bien, L'suicide, c'est leur seule pensée, tout c'qu'ils veulent c'est dispraître, Forever, en fait. Tu peux pas rev'nir en arrière, Comment ceux qui t'aiment même si au fond d'ta tête, Tu t'dis qu'ya personne pour toi, que t'es qu'une merde toute bête, Mais quand y verront ton corps, ils vont tous pleurer sa mère... Ca c'est dur, je sais, de perdre quelqu'un qu'on adore, Surtout quand il s'mutilait jusqu'à la mort. Si t'es d'ces mômes-là, d'tous ceux que j'vois, Dont la seconde baraque, c'était à l'hôpital, Dont les lignes au bras et l'sourire combinés disent que never t'en parle, Alors écoute jusqu'au bout c'rap, car j'ai un message pour toi: Mec, meuf, abandonne pas. Oui, je sais, c'est dur, mais faut qu'tu die pas. T'emmerdes ces gens qui t'font tant d'mal, Tu t'dis qu'dans la vie, y'a d'bons moments, Et si tu restes debout malgré les coups, Avec le temps j'te jure qu'ça ira vraiment, Et qu't'auras pas d'mensonge en disant qu'ça va.